Bande Sonore : Mexico

Bande Sonore : Mexico

Bande Sonore : Mexico. Bande Sonore est une série de documentaires produite par la Société des Ambianceurs (SDA) qui dépeint la scène musicale Global Bass des villes phares du style à travers le monde. On pense ici à des villes comme Lisbonne, Johannesburg, Rio de Janeiro, Sarajevo, Delhi et Tokyo.

Bande Sonore : Mexico est un rendez-vous avec des artistes très influents de la scène d’électro cumbia mexicaine, mais aussi d’Amérique du Sud et d’Asie étant donné que Mexico est la plaque tournante de la Cumbia en Amérique latine.

La SDA est donc allée à la rencontre de maisons de disque et d’artistes de Mexico City, d’Argentine, du Japon et d’Aguascalientes.

Maisons de disque:  Latin Bass Mexico Record et Cassete Blog

Artistes : Andres Oddone, Borchi, Frikstailers, Klik et Frik, Oscilador Bass, THC, Taiki, Papi Perez et Spike Devil Disco.

 

Le Global Bass

La Société des Ambianceurs (SDA) se spécialise dans des styles de musique que l’on considère comme faisant partie de la grande étiquette du global bass.

Qu’est-ce que le global bass?

Avant de répondre à la question, il est important de comprendre que le terme global bass est pour le moins réducteur, tout comme l’expression musique du monde. En effet, ces étiquettes désignent un grand nombre de style. Le terme musique du monde laisse entendre qu’il y aurait une frontière entre la musique d’ici et celle d’ailleurs, de plus elle insinue que les styles « ailleurs » sont classés sous la même étiquette en raison de leur exotisme. En comparaison, la musique d’ici a droit, chez nos disquaires, à une classification précise.

En résumé, on peut dire que le fait de classifier tous ces styles sous la même étiquette les prive d’une identité culturelle et historique distincte.

On aura donc compris que la musique du monde est une étiquette géographique, mais aussi historique englobant des styles qui ont vu le jour à différentes époques. Dans ce sens, on pourrait dire que le global bass partage certains points communs avec la musique du monde. Toutefois, contrairement à cette dernière, le global bass a vu le jour dans un contexte sonore et historique bien particulier.

En faisant des recherches sur l’histoire de chaque style, il apparaît clairement que le global bass est né grâce aux nouvelles technologies qui permettent l’introduction de sons électroniques dans différents styles.

Ainsi, depuis les années 1970 et surtout au cours des années 1990, différentes régions du monde se mettent à fusionner des sons électroniques aux sons folkloriques locaux.

Ce qui est étonnant c’est qu’à ses débuts le global bass apparaît simultanément par poches à travers le monde, sans réelle communication entre les différents styles. On pense surtout au kwaito de l’Afrique du Sud, au baile funk du Brésil. Évidemment les influences de House et, plus particulièrement de Miami Bass se font sentir.

Vers la fin des années 1990 le kuduro angolais prend forme, l’électro Cumbia, la musique électronique des Balkans et de partout dans le monde par le fait même. C’est au cours des années 2000 avec l’avènement d’Internet que les styles s’entrecroisent et qu’on commence à parler de global bass.

On peut finalement dire que des acteurs de la scène musicale ont commencé vers la même époque à faire connaître ces styles à travers le monde on pense ici à Diplo avec ses albums Favela Strike Back 2004, ou à Masala sur CISM vers la fin des années 2010  et MIA avec le merveilleux morceau Sound of Kuduro en 2008.